PLAN DE RELANCE DÉDIÉ À L'EMPLOI

LE POINT SUR LES 3 MESURES PHARES DU GOUVERNEMENT

plan de relance de l'emploi
Pour faire face à la crise économique liée à la pandémie du COVID-19, Jean Castex et Elisabeth Borne expliquent les 3 spécificités du plan de relance dont la priorité absolue est l'emploi.

Jean Castex l’a annoncé : « la priorité absolue, c’est l’emploi ».

Le plan de relance va bénéficier à tous: 15 milliards d’euros sont consacrés spécifiquement à des mesures dédiées à éviter les licenciements et à accompagner les salariés dans la formation.

L’objectif est de permettre d’accompagner les jeunes, les salariés fragilisés par la crise et les demandeurs d’emploi, et améliorer notre économie en garantissant aux entreprises les compétences dont elles ont besoin » a expliqué Elisabeth Borne.

AIDES À L'EMBAUCHE

Les jeunes sont les plus exposés à la crise de l’emploi qui s’annonce. Qu’ils soient diplômés, désireux de se former par l’apprentissage ou en difficultés, la ministre du Travail a détaillé les moyens de profiter des dispositifs mis en place.

L’ emploi des jeunes: l’aide à l’embauche des apprentis est un enjeu majeur du plan de relance détaillé ce jeudi 3 septembre par les membres du gouvernement. Un volet spécifique, doté d’une enveloppe de 6,5 milliards d’euros, a été mis en place pour permettre aux 16-25 ans de surmonter la crise de l’emploi.


La ministre du travail a détaillé les mesures d’accompagnement mises en place pour les aider à s’insérer dans le marché du travail, selon les profils. Pour un jeune diplômé qui « en temps normal aurait trouvé un emploi sans difficultés c’est la prime à l’embauche » qui lui est destinée. Il s’agit d’une aide de 4000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021.

« On veut aussi soutenir l’apprentissage, on prend en charge la quasi-totalité de la rémunération », a poursuivi la ministre.

Les entreprises qui recrutent en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation un jeune de moins de 18 ans vont percevoir une aide de 5000 euros. Et si le jeune a plus de 18 ans, son montant est alors de 8000 euros.

Pour les jeunes qui veulent s’engager dans certaines causes, 100.000 missions de service civique supplémentaires ont été créées pour leur permettre de rejoindre des associations.

Elisabeth Borne a aussi évoqué les 200.000 formations qualifiantes qui leurs sont proposées, ainsi que 300.000 parcours d’insertions pour les jeunes en difficultés.

ACCOMPAGNER LES RECONVERSIONS

Le plan de relance prévoit aussi un bouclier anti-licenciement qui doit « éviter que les entreprises ne se séparent des salariés et des compétences dont elles auront besoin lors de la reprise », a poursuivi la ministre. Il s’agit du dispositif de chômage partiel de longue durée, qui permet aux salariés de se former tout en faisant toujours parti des effectifs.

Leurs compétences pourront donc être mobilisées dès la reprise de l’activité. Le plan lui consacre consacre un financement de 6,5 milliards.

Cette crise est aussi l’occasion de recentrer les compétences là où la demande est la plus forte. Un accompagnement des salariés des secteurs en difficultés vers les secteurs demandeurs est donc mis en place.

Une enveloppe de 400 millions est prévue pour « transformer les métiers dans certains secteurs et accompagner les salariés qui veulent se reconvertir », a annoncé Elisabeth Borne.

Mais ces mesures ne sont qu’un premier pas, l’action du gouvernement va être affinée au contact des acteurs de l’emploi. 

AIDES À LA FORMATION

Le gouvernement français avait déjà mis en place le  compte personnel de formation (CPF) qui permet à toute personne active, dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à la date à laquelle elle fait valoir l’ensemble de ses droits à la retraite, d’acquérir des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle.

L’ambition du Compte personnel de formation (CPF) est ainsi de contribuer, à l’initiative de la personne elle-même, au maintien de l’employabilité et à la sécurisation du parcours professionnel.

A partir de ce jeudi 3 septembre, les employeurs vont enfin pouvoir abonder le compte personnel de formation (CPF) de leurs salariés*. Pour rappel, les actifs disposant d’un CPF reçoivent un crédit annuel de base de la part de la Caisse des dépôts (500 euros pour les salariés au moins à mi-temps, 800 euros pour les salariés peu qualifiés, etc.). L’abondement employeur vient donc s’ajouter à ces droits de base. Prévue pour juin initialement, cette nouveauté a dû être repoussée de quelques mois, en raison de la crise sanitaire notamment.

“Cette nouvelle possibilité permet de mettre en place un équilibre nécessaire entre l’autonomie du salarié dans ses choix de formation et le rôle de l’employeur dans la montée en compétences du salarié”, estime Michel Yahiel, directeur des retraites et de la solidarité à la Caisse des dépôts.

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